mercredi 24 septembre 2014

Quand l'Orient s'ouvre à l'Occident

 
Aux origines : quand l’Orient s’ouvre à l’Occident 

La route de la Soie est considérée comme l’héritière de la route de jade dont les vestiges datent de 7000 ans, période où les Chinois cherchaient hors de leurs frontières le précieux jade. Cependant, historiquement, on considère que la Route de la soie fut ouverte par l’empereur Wudi au IIe siècle Av J.-C. qui voulant combattre ses ennemis les Huns envoya son général Zhangqian pour aller trouver des alliances avec les pays de l’ouest. Voyageant bien au-delà de la grande muraille, le général noua des relations avec plus d’une trentaine de royaumes dont Samarcande ou la Perse pour ne citer qu’elles. L’expédition traça ainsi un itinéraire, lequel devint par la suite une route que les marchands adoptèrent pour transporter la soie, les tissus, les épices et différentes marchandises…
Au cours de ses pérégrinations Zhangqian, découvrit une race de chevaux qui fut la cause à de nombreuses caravanes chinoises visant à se les procurer en les troquant contre d’autres marchandises. C’est ainsi que la soie chinoise, monopole d’État, commença à être échangée et que la Chine se lia pour la première fois au monde occidental.

Source : www.epicetoo.fr

Les commerces de la Route de la Soie

La route de la Soie : de la route de jade à la route des épices…

La route de la soie : 2000 ans d’échanges

La route de la soie désigne l’ensemble des chemins, des sentiers et des pistes caravanières qu’ont empruntés les marchands de l’antiquité jusqu’au milieu du Moyen-âge pour faire leur négoce du continent asiatique au continent européen. Il s’agissait donc d’un réseau de routes commerciales entre l’Asie et l’Orient allant de Chan-An (actuelle Xi’An) alors capitale des empereurs de la dynastie Han jusqu’à Antioche en Syrie (actuelle Turquie) ou de Tyr (actuel Liban). À son apogée au milieu du XIIe siècle, la route de la soie s’étendait sur plus de 7 500 km reliant l’Asie centrale à la côte orientale de la méditerranée en passant par l’Afghanistan, l’Iran, l’Irak. La capitale de la Chine Chan-An comptait alors plus de deux millions d’habitants (soit dix fois la population de Constantinople à la même époque).
La route de la Soie contribua notamment très fortement à la naissance et à l’essor du commerce, des échanges culturels et religieux.

Source : www.epicetoo.fr

Les premiers voyageurs chinois

Les premiers voyageurs chinois sur la Route de la Soie

- Zhang Qian : au IIIe siècle av JC, ses deux voyages en Asie centrale ouvrirent la Route et établirent le premier échange culturel entre l’Orient et l’Occident.
- Ban Chao : au Ier siècle de notre ère, il fut l’un des plus grands généraux de Chine et s’empara des royaumes de la Route de la Soie (Loulan, Khotan et Kashgar); il établit les premiers contacts avec les Parthes, les Babyloniens et les Syriens
- Fa Xian : au Ve siècle, fut le premier moine d’une longue série de bouddhistes chinois à faire le pèlerinage en Inde; il passa une grande partie de sa vie à traduire du sanscrit les soutras qu’il avait rapportés de ses longs périples. Le compte rendu de ses voyages au 5ème siècle "Un Mémoire sur les Royaumes bouddhistes" l’immortalisa aussi bien en Chine qu’en Occident.
- Xuan Zang : au VIIe siècle, le plus connu de tous les voyageurs de la Route de la Soie; deux récits de son voyage sont devenus des classiques chinois.

Source : www.edelo.net

Histoire de la Route de la Soie

Histoire de la Route de la Soie

                                          

La Route de la Soie était un réseau de routes commerciales entre l'Asie et l'Europe allant de Chang'an (actuelle Xi'an) en Chine jusqu'à Antioche en Syrie. Elle doit son nom à la plus précieuse marchandise qui y transitait : la soie, dont seuls les Chinois connaissaient le secret de fabrication. Cette dénomination de 'route de la soie' est due à un géographe allemand du XIXe siècle.

Les caravanes partaient de Xi'an, empruntaient le corridor du Gansu puis contournaient le désert du Taklamakan par le nord au pied des hautes montagnes des Tian Shan ou par le sud au pied des Kunlun; ces deux routes étaient jalonnées de villes et caravansérails : au nord, Turfan, Ürümqi, Karachahr, Koutcha, Aksou, Kashgar et au sud Dunhuang, Miran, Cherchen, Niya, Khotan, Yarkand. À partir de Kashgar et Yarkand, les pistes rejoignaient la Perse ou l'Inde à travers les hautes montagnes de l'Asie centrale (Pamir et Karakoram), puis par la Sogdiane (Samarcande, Boukhara, Merv), la Bactriane ou le Cachemire. Peu de caravanes effectuaient l'intégralité du trajet et les marchandises étaient revendues le long de la route dans les oasis qui devinrent des centres de commerce très prospères.

Historiquement, on considère que la Route de la Soie a été ouverte par le général chinois Zhang Qian au IIe siècle av JC; l’empereur l'avait envoyé sceller une alliance avec les tribus situées à l’ouest du désert de Taklamakan. Alexandre le Grand s’était arrêté bien avant d’atteindre le Turkestan chinois. Les Romains, qui n’étaient pas mieux renseignés, étaient convaincus que les Sères ('peuple de la soie', c’est à dire les Chinois) récoltaient la soie sur les arbres. Les Parthes, les Sogdiens et les Indiens devinrent rapidement les principaux intermédiaires dans le commerce de la soie entre l’est et l’ouest, achetant le tissu aux marchands chinois qui l’acheminaient jusqu’à Dunhuang, et le revendant aux Syriens et aux Grecs. Chaque transaction augmentait considérablement le prix du produit qui aboutissait dans l’Empire romain par le biais d’intermédiaires grecs et juifs.
La soie ne représentait qu’une petite partie du commerce effectué sur la Route de la Soie. Les caravanes qui partaient vers l’est emportaient de l’or, des pierres et des métaux précieux, des textiles, de l’ivoire et du corail, alors que celles qui allaient en Occident étaient chargées de fourrures, de céramiques, de cannelle et d’armes en bronze.

L’importance de ces nouveaux liens terrestres entre Orient et Occident se mesurent également aux idées et aux croyances véhiculées par les hommes qui accompagnaient ces caravanes. L'impact des pensées religieuses et philosophiques de l'Inde, de l'Asie centrale et du Moyen-Orient allait être immense tant en Chine que dans les autres pays de l'Asie; en particulier, le bouddhisme introduit au début de l'ère chrétienne connut une expansion rapide le long de la Route de la Soie et de nombreuses grottes et monastères furent construits dans les oasis; l'âge d'or du bouddhisme prendra fin en 845 lorsque l'empereur hostile aux religions étrangères les interdira. On a du mal à imaginer que des monastères bouddhiques dominaient autrefois la vie culturelle d'Asie Centrale.

Les apports de la Route de la Soie sont énormes : elle a permis de maintenir une culture internationale qui liait ensemble des peuples très divers; elle eut un fort impact d'intégration dans les régions traversées sur les tribus qui vivaient auparavant isolées; elle a amené le nestorianisme, le manichéisme, le bouddhisme et l'islam en Asie centrale et en Chine. A la religion et à l'art, il convient d'ajouter les technologies : des chinois, l'Asie centrale n'apprit pas seulement à couler le fer, mais aussi à fabriquer du papier. À la fin de sa gloire, la Route de la Soie a contribué à l'établissement du plus grand empire continental de tous les temps : l'Empire des Mongols .

Vers la fin du VIIIe siècle, les routes maritimes qui reliaient le port méridional de Canton au Moyen-Orient étaient bien établies. L’art de la sériciculture avait été maitrisé par les Perses et, même si la soie ne fut pas produite en Europe avant le XIIe siècle, l’apogée de la Route de la Soie tirait à sa fin. La chute de la dynastie Tang au Xe siècle conduisit la Chine au chaos; à la même époque, des communautés entières dans les oasis disparaissaient suite au tarissement des sources. Les turbulences occasionnées par Gengis Khan et Tamerlan minèrent l'économie de la région. L'Asie centrale restera longtemps en dehors des préoccupations de l'Orient et de l'Occident jusqu'à l'arrivée des explorateurs russes et anglais au XIXe siècle.

 source : www.edelo.net


jeudi 19 juin 2014

Guillaume de Rubrouck, grand reporter, espion et ethnologue avant l’heure

rubrouck.1272814534.jpgEt digne ancêtre d'Albert Londres...
En l'an 1253, Guillaume de Rubrouck, frère franciscain, est envoyé en Mongolie par Louis IX. Il ira nus pieds, endurera les pires souffrances et rentrera deux ans plus tard, sans son compagnon Barthélémy de Crémone, épuisé au point d'avoir renoncé à affronter le voyage du retour.

Rubrouck relatera sa mission au roi Saint-Louis dans un récit truculent. Voici un extrait que je vous fais partager car je le trouve assez comique : si l'un d'entre vous réussit à comprendre comment sont coiffés les "Tartares" (les Mongols), qu'il me l'explique :-) !
"De la façon dont les hommes se rasent, et des ornemens des femmes
Les hommes se rasent un petit carré sur le haut de la tête, et font descendre leurs cheveux du haut jusques sur les tempes de part et d'autre. Ils se rasent aussi les tempes et le col, puis le front jusqu'à la nuque, et laissent une touffe de cheveux, qui leur descend jusque sur les sourcils : au côté du derrière de la tête ils laissent des cheveux dont ils font des tresses, qu'ils laissent pendre jusque sur les oreilles.
L'habillement des filles ne diffère guère de celui des hommes, sinon qu'il est un peu plus long ; mais le lendemain qu'une fille est mariée, elle se coupe les cheveux de la moitié de la tête au devant jusques sur le front, et porte une tunique, comme celle de nos religieuses, mais un peu plus longue et plus large de tout sens, fendue par devant, et attachée sous le côté droit : en cela les Tartares sont différens des Turcs de ce que ceux-ci attachent leurs vestes du côté gauche, et les Tartares toujours du droit. Les femmes ont un ornement de tête qu'ils appellent botta, fait d'écorce d'arbre, ou autre matière, la plus légère qu'ils peuvent trouver : cette coiffure est grosse et ronde, tant que les deux mains peuvent embrasser, sa longueur est une coudée, et plus, carrée par haut comme le chapiteau d'une colonne.
Elles couvrent cette coiffure qui est vide par dedans d'un taffetas ou autre étoffe de soie fort riche. Sur ce carré ou chapiteau du milieu ils mettent comme des tuyaux de plumes ou de cannes fort déliées, de la longueur d'une coudée et plus ; elles enrichissent cela par le haut de plumes de paon, et tout à l'entour de queues de malart (1), aussi bien que de pierres précieuses. Les grandes dames mettent cet ornement sur le haut de la tête, qu'elles serrent fort étroitement avec une certaine coiffe qui a une ouverture en haut, et là elles ramassent tous leurs cheveux depuis le derrière de la tête jusqu'au sommet, en forme de noeud, puis les mettent sous cette coiffure qu'elles attachent bien serrée, par-dessous le menton.
Si bien que quand on voit de loin ces femmes allant à cheval en cet habillement de tête, il semble que ce soient des gens d'armes, portant le casque et la lance levée. Elles vont à cheval comme les hommes, jambe deçà, jambe delà ; elles lient leurs robes retroussées sur les reins avec des rubans de soie de couleur de bleu céleste, et d'une autre bande ou ceinture, les serrent au dessous du sein, attachant une autre pièce blanche au dessous des yeux, qui leur descend jusqu'à la poitrine. Elles sont toutes fort grasses ; cette graisse les rend difformes du visage principalement.
Quand elles sont accouchées, elles ne demeurent jamais au lit. "
(1) canard mâle.

Source : www.sylvielasserre.blog.lemonde.fr
    Les costumes voient peu à peu le jour, inspirés des contes des mille et une nuits.




    

dimanche 13 avril 2014

Les petites mains s'activent, s'activent...

  Dominique coupe















Paule assemble





Jeanne Marie ajuste



Paule reprend encore et encore
                                                               Et voici le produit fini