jeudi 19 juin 2014

Guillaume de Rubrouck, grand reporter, espion et ethnologue avant l’heure

rubrouck.1272814534.jpgEt digne ancêtre d'Albert Londres...
En l'an 1253, Guillaume de Rubrouck, frère franciscain, est envoyé en Mongolie par Louis IX. Il ira nus pieds, endurera les pires souffrances et rentrera deux ans plus tard, sans son compagnon Barthélémy de Crémone, épuisé au point d'avoir renoncé à affronter le voyage du retour.

Rubrouck relatera sa mission au roi Saint-Louis dans un récit truculent. Voici un extrait que je vous fais partager car je le trouve assez comique : si l'un d'entre vous réussit à comprendre comment sont coiffés les "Tartares" (les Mongols), qu'il me l'explique :-) !
"De la façon dont les hommes se rasent, et des ornemens des femmes
Les hommes se rasent un petit carré sur le haut de la tête, et font descendre leurs cheveux du haut jusques sur les tempes de part et d'autre. Ils se rasent aussi les tempes et le col, puis le front jusqu'à la nuque, et laissent une touffe de cheveux, qui leur descend jusque sur les sourcils : au côté du derrière de la tête ils laissent des cheveux dont ils font des tresses, qu'ils laissent pendre jusque sur les oreilles.
L'habillement des filles ne diffère guère de celui des hommes, sinon qu'il est un peu plus long ; mais le lendemain qu'une fille est mariée, elle se coupe les cheveux de la moitié de la tête au devant jusques sur le front, et porte une tunique, comme celle de nos religieuses, mais un peu plus longue et plus large de tout sens, fendue par devant, et attachée sous le côté droit : en cela les Tartares sont différens des Turcs de ce que ceux-ci attachent leurs vestes du côté gauche, et les Tartares toujours du droit. Les femmes ont un ornement de tête qu'ils appellent botta, fait d'écorce d'arbre, ou autre matière, la plus légère qu'ils peuvent trouver : cette coiffure est grosse et ronde, tant que les deux mains peuvent embrasser, sa longueur est une coudée, et plus, carrée par haut comme le chapiteau d'une colonne.
Elles couvrent cette coiffure qui est vide par dedans d'un taffetas ou autre étoffe de soie fort riche. Sur ce carré ou chapiteau du milieu ils mettent comme des tuyaux de plumes ou de cannes fort déliées, de la longueur d'une coudée et plus ; elles enrichissent cela par le haut de plumes de paon, et tout à l'entour de queues de malart (1), aussi bien que de pierres précieuses. Les grandes dames mettent cet ornement sur le haut de la tête, qu'elles serrent fort étroitement avec une certaine coiffe qui a une ouverture en haut, et là elles ramassent tous leurs cheveux depuis le derrière de la tête jusqu'au sommet, en forme de noeud, puis les mettent sous cette coiffure qu'elles attachent bien serrée, par-dessous le menton.
Si bien que quand on voit de loin ces femmes allant à cheval en cet habillement de tête, il semble que ce soient des gens d'armes, portant le casque et la lance levée. Elles vont à cheval comme les hommes, jambe deçà, jambe delà ; elles lient leurs robes retroussées sur les reins avec des rubans de soie de couleur de bleu céleste, et d'une autre bande ou ceinture, les serrent au dessous du sein, attachant une autre pièce blanche au dessous des yeux, qui leur descend jusqu'à la poitrine. Elles sont toutes fort grasses ; cette graisse les rend difformes du visage principalement.
Quand elles sont accouchées, elles ne demeurent jamais au lit. "
(1) canard mâle.

Source : www.sylvielasserre.blog.lemonde.fr
    Les costumes voient peu à peu le jour, inspirés des contes des mille et une nuits.




    

dimanche 13 avril 2014

Les petites mains s'activent, s'activent...

  Dominique coupe















Paule assemble





Jeanne Marie ajuste



Paule reprend encore et encore
                                                               Et voici le produit fini

samedi 22 février 2014

La yourte made by Michèle

Michèle a reproduit la célèbre yourte avec ciseaux, papier, collage, peinture; une véritable artiste !



La voici prête à vous accueillir


L'intérieur est saisissant de réalisme
 Détail de la conception circulaire du montage de la yourte reproduit à l'identique
Détail des tapisseries existantes à 'intérieur

La yourte au XIIe siècle - inchangée aujourd'hui

Mongolie : La yourte, une forme d’habitat inchangée depuis des siècles



Cet habitat a très peu évolué depuis des centaines d’années : ainsi, lorsqu’au XIIe siècle, Guillaume de Rubrouck en donnait la description rappelée ci-dessous, il ne se doutait probablement pas qu’elle resterait d’actualité 700 ans plus tard.
« Les Tartares n’ont pas de résidence fixe et ne savent jamais où ils seront le lendemain. La maison où ils dorment, ils l’édifient sur une base circulaire de baguettes tressées ; la charpente de la maison est faite de baguettes qui convergent au sommet en un orifice circulaire d’où sort un conduit analogue à une cheminée ; ils la couvrent de feutre blanc. Ces maisons ils les font si vastes qu’elles atteignent parfois trente pieds de large. Ils en orientent toujours la porte vers le sud et placent le lit du maître au nord. Les femmes se placent toujours du côté oriental, c’est-à-dire à gauche du maître de maison lorsqu’il est assis sur son lit et qu’il a la tête tournée vers le sud. Les hommes sont placés à l’occident, c’est-à-dire à sa droite. Les hommes qui entrent dans la maison ne suspendraient en aucun cas leur carquois du côté des femmes. »

source : www.villemagne.net

mardi 11 février 2014

Rencontre avec l'association "Guillaume de Rubrouck"

Jeanne Marie Bondu et des membres de l'association "Antan Présent" ont été reçus lors de l'assemblée générale de l'association "Guillaume de Rubrouck" à Rubrouck.
L'accueil qui leur a été réservé a été très chaleureux et laisse présager d'un partenariat très constructif.
De nombreux liens se sont déjà établis.

Les petites mains s'activent déjà et ont réalisé leurs premières productions :







"Le prince arabe" est la 1ère réalisation de Michèle, toujours en papier bien sûr.

samedi 8 février 2014

origine des contes des mille et une nuits


Les Mille et une nuits : le célèbre recueil de contes


 Histoire du recueil

Les Mille et une nuits est un recueil d'origine persane. Il s’agit de la traduction arabe d’un livre persan des VIIIe et IXe siècles intitulé Un Millier de mythes.
L'ouvrage original contenait vraisemblablement des récits exemplaires destinés à l'éducation des jeunes princes.

Ces contes ont été diffusés en Europe grâce notamment à la traduction française d'Antoine Galland (1646-1715). Ce savant voyageur commença dès 1704 une traduction "adaptée" aux goûts de son époque. Il rédigea lui-même une partie des contes en s'inspirant des récits qu’il avait entendus lors de ses séjours au Proche-Orient.

Sa traduction en 12 tomes a été publiée jusqu’en 1717 et a très vite rencontré un immense succès. Les écrivains du XIXe siècle en ont fait leur livre de chevet et de nombreux illustrateurs ont contribué à développer l’image d’un Orient imaginaire.

Cette version a été suivie de nouvelles traductions en français et dans beaucoup d’autres langues, par exemple l’édition de Mardrus en 1899 qui amplifie largement l’exotisme et l’érotisme du texte.

L'histoire de Shéhérazade

Le recueil des Mille et une nuits rassemble des anecdotes et des récits autour d’un thème central : l’histoire de Shéhérazade.

Dans ce récit qui sert de cadre à tous les autres, le sultan, persuadé de la perfidie de toutes les femmes, épouse chaque jour une vierge qu'il tue au matin. Pour différer chaque nuit l’heure de sa mort, Shéhérazade, fille aînée du grand vizir, raconte pendant mille et une nuits au sultan une histoire dont la suite est reportée au lendemain. Peu à peu, Shéhérazade gagne ainsi la confiance de son mari.

Exemple très connu du procédé de "mise en abyme", ce recueil est ainsi composé de contes enchâssés : la narratrice Shéhérazade raconte l'histoire d'un personnage qui parfois va conter quelque chose à son tour.

Des contes universellement connus

Outre l'histoire de Shéhérazade, le recueil des Mille et une nuits comporte une trentaine d'histoires extrêmement variées où le merveilleux et les objets magiques occupent une place importante (Le Marchand et le Génie, Le Pêcheur et le Génie, Les Dames de Bagdad…).

Les plus connues sont les sept voyages de Sindbad le marin, l’histoire d’Ali Baba et les 40 voleurs et bien sûr celle d’Aladin et la lampe merveilleuse.

A noter : c’est Antoine Galland qui a intégré dans Les Mille et une Nuits les Aventures de Sinbad,d’Ali Baba et d'Aladin car ces récits ne faisaient pas partie des manuscrits originaux.

source : www.gralon.net