mercredi 14 février 2018

le coin de jean claude : les grandes dates des Empires d'Orient



Les grandes dates des Empires d’Orient                     Nomenclature H.

545-540 av-jc Cyrus II le Grand fonde l’Empire Perse Achéménide qui s’étendra de l’Inde à la mer Caspienne..
En 331 av-JC Alexandre le Grand devient roi de l’Asie après ses victoires en Egypte en Syrie et en Perse ayant investi Babylone, Persépolis, Samarcande, fonde plusieurs villes en Iran. Son lieutenant Séleucos fondera  la dynastie gréco-macédonienne-perse des Séleucides (304 av JC- 64 ap JC) qui sera suivie par un royaume gréco-bactrien. Après la sécession de la Bactriane et de la Parthie, en 64, le royaume séleucide passera sous le contrôle de Rome.
A partir de 221 av JC : les royaumes chinois sont unifiés par la guerre par le premier empereur Qin Huan Di, qui s’oppose aux envahisseurs nomades.
 Sous Pompée (70 ap JC) le Pont (Mer Noire sud) et la Syrie sont provinces romaines, mais de 247 av JC à 227 ap JC  le Royaume des Parthes (Mithridate) s’oppose victorieusement aux Romains.
Sous la dynastie de Han qui restaure le confucianisme, 202 av JC à 220 ap JC le général Zhang Qien découvre le commerce transasiatique par la route des caravanes qui traverse l’empire Parthe et aboutit à l’Empire romain ! Grâce aux Sogdiens de Samarcande commence le trafic de la soie.
224 ap JC Le Perse Ardeshir après avoir tué l’empereur Parthe qui avait adopté l’Hellenisme, fonde la dynastie des Perses Sassanides. Son successeur Chahpur Premier battra l’empereur romain Valérien et fondera les capitales Ctésiphon et Persépolis. Les Sassanides doivent combattre les cavaliers Huns.
Sous les Tang (618-907) GaoZu et ses successeurs  combattent pour préserver les frontières, maintiennent leur influence jusqu’à Kashgar contre les envahisseurs nomades. Commerce intense de la soie à partir de Changan, et des céramiques par les ports de la mer de Chine jusqu’aux pays de l’Océan Indien. Age d’or et rôle important des marchands sogdiens.
634 Le calife Abu Bakr reprend l’Egypte et la Syrie à l’empire byzantin (Empire romain d’Orient).
648 Invasion de la Perse par les musulmans. Installation du calife Omeyyade Moawiya à Damas.
750 Les Abbassides renversent les Omeyyades et installent le califat à Bagdad. L’empire musulman  atteint son apogée. Le Calife Haroun al Rachid envoie une ambassade auprès de Charlemagne.
 A la bataille de Talas en 751 les armées Abbassides vainquent les Chinois et emportent l’artisanat chinois du papier à Samarcande qui devient capitale régionale.
882 Les suédois (ou Varègues) unissent Kiev à Novgorod, fondant le royaume de Kiev, embryon de la Russie. Ils parviendront à la Mer Noire en anéantissant le royaume Khazar en 966.
Sous le Califat des dynasties perses converties à l’Islam gèrent l’ancien pays perse mais seront concurrencées par des dynasties turques islamisées. Le turc Toghrul Beg s’empare de Bagdad et prend le titre de Sultan en 1055 fondant la Dynastie des Seldjoukides qui s’installent au Khorassan.
Rivalité avec la dynastie arabe des Fatimides d’Egypte d’obédience chiite jusqu’au 13e siècle.
1095 Le pape Urbain II prêche la Première croisade pour aider l’empire byzantin à reprendre l’Anatolie et délivrer Jérusalem au mains des turcs. L’ensemble des armées européennes seront appelées Francs par les musulmans.
1130 Les Normands conquièrent le Nord Ouest de la Méditerranée (Siciles) et atteignent Constantinople.
En 1154 l’émir d’Alep, Noureddine prend Damas (Syrie) et veut annexer l’Egypte des Fatimides. Ceux-ci s’allient aux Francs.
Saladin s’impose comme régent jusqu’à la mort du Calife, réunit la Syrie à l’Egypte et après avoir vaincu les Francs conclut un traité de  paix en 1180.
Le Grand Khan Gengis (1167-1227) après s’être rendu maître des XiXia au Nord de la Chine, envahit la Perse en 1219 en réponse à la provocation du roi du Khwarezm. Les Mongols (Ogodaï 1186-1241 qui prend Karakorum pour capitale) Mongke ou Mangou 1251-1259 détruiront Bagdad (1258),envahiront la Russie 1245 avec la Horde d’Or.. Byzance est menacée par les turcs.
Empire Timouride de Tamerlan turco-mongol 1336-1405 qui installe sa capitale à Samarcande.
Les Turcs Ottomans prennent Constantinople en 1453. Soliman le Magnifique (petit-fils du Khan de Crimée) occupe la Hongrie, l’Egypte et n’est séparé de la Chine que par l’empire perse des Séfévides .
Ivan le Terrible en 1558 après avoir vaincu les Mongols entreprend la conquête de la Sibérie.
1571 Bataille navale de Lépante qui met fin à la domination turque en Méditerranée. Mais le sultanat ottoman règne toujours sur l’Asie occidentale et le sud-est de l’Europe.

le coin de Jean Claude : La Route de la Soie : une légende, des histoires



Ce que vous devez savoir  . . .  quand vous en entendrez parler !   
                        fd1
la Route de la Soie : une légende, des histoires…
Une légende récente : C’est un géographe allemand qui en 1870    a donné le nom de Seidenstrasse (route de la soie) à la piste qui part de Changan (X’ian) vers Samarkand et jusqu’au Moyen Orient.
Une vieille histoire : C’est au 2e siècle av-J-C que les Chinois prennent connaissance d’un trafic commercial jusqu’à un Empire lointain (Rome).
Un trafic très diversifié : marchands de pierres précieuses, plantes, chevaux, armes, épices, esclaves, épices , mais aussi mercenaires, religieux (bouddhistes, chrétiens, musulmans), savants, diplomates et espions… et aussi bandits de grands chemins.
Un voyage très risqué : pistes à flanc de ravins, tempêtes de sable, chaleur et froid, manque de repères ou d’eau, et bien sûr les mauvaises rencontres…
Des idées fausses :
Cette Route n’est pas une route et ne convoie pas que la Soie. C’est à tort qu’on attribue son exploration à Marco Polo qui en a cependant traversé une grande partie et surtout connu la route maritime.
 Aucun récit de voyage n’a décrit la route qui va de Chang’an à Alep .    D’autre part  les décisions impériales influencent positivement ou négativement cette liaison Est-Ouest entre des civilisations sur lesquelles nous n’avons au départ que de vagues notions.
C’est pourquoi nous vous invitons à en savoir plus sur les Empires et les Peuples et les Cités qui ont été traversés par les Routes qui ont pu permettre le commerce et les autres échanges à travers notre continent eurasiatique et en particulier au dit « Moyen-Age ».

Le coin de Jean Claude : La Perse berceau des grands savants de l'poque médiévale du VIIIe siècle au XIIe siècle



La Perse berceau des grands savants de l'époque médiévale  du VIIIe au XIIe siècle .
 Bref aperçu des philosophes des sciences au Moyen Orient .
Le Coran encourage ses fidèles à rechercher la connaissance.
L"expansion de la religion musulmane et des empires arabes (les califats) absorbe des populations qui ont des trésors de connaissance : les grecs sont encore présents dans la partie de l'empire romain d'Orient conquis par les Arabes ;Anatolie, Syrie , Egypte dont les populations sont souvent chrétiennes : les chrétiens nestoriens mettront leur connaissance du grec et de l'arabe à disposition pour traduire les ouvrages scientifiques du grec à l'arabe. Ainsi, s'étant établis sur des sites gréco-romains, les arabes deviendront-ils les dépositaires des connaissances anciennes, alors que l'Europe est le théâtre des invasions gothiques.
 Les perses ont déjà une grande tradition scientifique et beaucoup de textes seront traduits du persan à l'arabe qui devient la langue de référence. Par la Perse les arabes atteindront les textes indiens.On peut dire qu'à l'instar des Grecs qui battus militairement ont imposé leur culture aux Romains, les Perses envahis par les Arabes ont réussi à maintenir leur culture philosophique, littéraire et scientifique tout en étant dominés par l'Islam. Certains savants perses ont devancé les découvertes de savants de la Renaissance et inspiré d'autres découvertes du siècle des Lumières.
En contact avec l'Inde ils en rapporteront beaucoup de connaissances (en particulier mathématiques).Les bibliothèques permettront la diffusion et la confrontation des connaissances de la Grèce jusqu'à l'extrême Orient.
Voici quelques grands noms d'illustres personnages qui ont été reconnus comme de grands savants jusqu'à notre époque.
Al Kwaresmi (780-850) Astronome géographe mathématicien. Persan né au Kwarezm (Nord-est de l'Iran). Introduit le positionnement zéro indien qui permettra le système décimal et adopte la numération arabe. Considéré comme le père de l'Algèbre.Auteur d'une Carte du monde en arabe.Tables astronomiques.
Rhazes(865-925?)Abu Bakr Al Rhazi : précurseur de la méthode expérimentale, critique l'aristotélisme et la pensée musulmane. Isole l'alcool et l'acide sulfurique. Alchimiste et médecin, traduit Galien et Hippocrate.
Al Farabi (872-950)  perse d'origine türk né en Transoxiane (N-E) mort à Damas,a étudié à Damas, spécialiste de Platon, philosophe de l'harmonie politique, influence les philosophes arabo-persans et le philosophe andalou Averroes.
Al Hazar (965-1040)Bassorah-Bagdad-Le Caire- Astronome mathématicien et physicien (principe d'inertie)en particulier en optique où il décrit dans un fameux traité le trajet de la lumière et sa perception par l'oeil.
Ibn Sinna dit Avicenne : (980-1037) Son Canon de la médecine est son oeuvre la plus connue et décrit les symptômes de toutes les maladies de son époque. Spécialiste d'Aristote et de Al Farabi. Son oeuvre rapportée en Europe par les Croisés fit longtemps autorité .
Al Birouni  né en 973 à Boukhara -1048à Ghazni (Afghanistan) est contemporain d'Avicenne.  .Philosophe encyclopédiste, pharmacologue, physicien, astronome et historien.Connaît le grec, l'arabe, le persan, puis l'hindi et le sanscrit.Invente une méthode pour projeter une hémisphère sur un plan. Calcule le rayon de la terre (soit 6339.6 kms) et élabore une théorie du systéme solaire en suivant la thèse du grec Aristarque de Samos, du Chaldéen Séleucos de Babylone et les écrits de l'indien Aryabhata . Il compare le système héliocentrique avec le système géocentrique de Ptolémée sans toutefois affirmer son choix (comme le fera plus tard Copernic).
Omar Kayyam : né en 1038 à Nichapour(un an après la mort d'Avicenne dont il sera un disciplepar la lecture). Est un mathématicien (résolution des équations du 2e et 3e degré parallèlement à des études de géométrie), un astronome(directeur de l'observatoire d'Ispahan) un philosophe et érudit coranique, et un poète dont les écrits (des quatrains appelés Robbayat) ont été traduits en de nombreuses langues.
Les savants arabes ne se contenteront pas de prendre connaissance et de compiler les savoirs dans des bibliothèques. Ils s'en serviront comme base d'expériences et continueront à les améliorer.


On ne peut ignorer d'autres savants arabes importants qui furent en contact avec les connaissances des savants persans précités :
13e siècle : Le médecin arabe Ibn Nafis (1213-1288 Damas- Le Caire) décrit la circulation du sang, révolutionnant les connaissances de Galien qu'il critique et complète le Canon d'Avicenne..
Ibn Khaldoun 1332 à Tunis-1406 au Caire n'est pas né en Asie  mais il a décrit l'évolution des sociétés nomades et sédentaires, la naissance et le déclin des Empires, les relations entre le peuple urbanisé et celui des campagnes.                                   Son livre (les Prolégomènes) est une conclusion à toute l'histoire qui nous intéresse dans le cadre de la Route de la Soie.
Ibn  Battuta (1325 à Tanger-1377 Marrakech) est un grand voyageur musulman qui a parcouru le monde du Proche Orient à l'Extrême Orient en faisant oeuvre d'historien de géographe et de philosophe.
Ibn Rushd dit Averroes en latin (1126 à Cordoue – 1198 à Marrakech): Medecin du sultan almohade, et juriste (Cadi à Séville et à Cordoue) est surtout connu comme philosophe. . Lecteur et commentateur d'Al Farabi, de Galien (médecin romain 129-216) d'Avicenne et surtout d'Aristote. Il doit lutter contre l'obscurantisme religieux et déclaré hérétique. Une partie de ses oeuvres sera conservée par des savants juifs.
Rappel : Aristote est un savant et philosophe grec à l'oeuvre encyclopédique, né en 384 av-jc et mort en 322 av-JC. Galien (129-216) est l'auteur d'un traité de Médecine qui a fait référence pendant tout le moyen-âge.

14e siècle : La traduction en latin des textes arabes (dont les textes grecs) facilitera la connaissance scientifique et philosophique par l'occident chrétien.





Le coin de Jean Claude : Les peuples et cités de la Route de la Soie



Les   PEUPLES ET CITES DE LA ROUTE DE LA SOIE

Scythes, Ouighours, Sogdiens, Ouzbeks, Tadjiks, Huns, sont ils des turcs, des iraniens ou perses, des chinois, des mongols ? Connait on leurs territoires ; y-a-t-il une trace de leurs capitales ?
° détail dans le présent article    *autres articles disponibles sur ce point

Les Scythes : Peuple de l'Antiquité désigné  par les récits d'Hérodote et qui peuplent les steppes eurasiennes de l'Ukraine à l'Altaï entre le 7e et le 3e siècle avant notre ère. Se sont confronté à deux reprises avec les Macédoniens. Ils ont l'avantage de ne pas avoir de villes et de ne pas avoir de limites fixes à leur territoire dans la steppe. Cependant ils ont une civilisation . Ils parlent une langue iranienne. On découvre des villages avec une agriculture coexistant avec un élevage transhumant ; des habitations démontables à ouverture centrale, ancêtre de la yourte. Archéologiquement ou historiquement sont connus pour leur maîtrise de la métallurgie du fer, leurs selles de chevaux et autres harnachements qui dénotent une cavalerie montée ; ils montent également des chars de guerre à deux roues et deux chevaux.  Ils sont voisins des Parthes, mais ont des échanges avec les Mongols. Les perses les désignent sous le nom de Sakas.

LES OUIGHOURS ont été les maîtres de la Mongolie au VIIIe siècle. A cette époque, ils ont été alliés avec l'Empire Tang*, puis l'ont combattu. Leur Khan Bogu se convertit au manichéisme. Leur pays qu'on appelle le  Turkestan oriental et que les chinois appellent XingJiang, se trouve géographiquement au début de la route de la Soie. Les Ouighours serviront souvent d'interprètes entre les Chinois et les Mongols°.
Certains disent que leurs ancêtres ont inventé la yourte. Ils organisent les caravanes traversant le désert de Gobi et du Taklamakan, vers le pays de Samarkande*. Ce sont les lettrés des peuples de la steppe ; ils ont adopté l'écriture sogdienne° et ont été en contact avec toutes les religions venant de Perse et de l'Inde d'abord, et plus tard avec le christianisme. Les chrétiens ont un évêché à Kashgar*leur capitale au 14e siècle. Mais c'est le bouddhisme qui a laissé le plus de traces dans leur pays. C'est grâce à l'appui des musulmans et des tibétains qu'ils se libèrent de la conquête chinoise en 751. Ils resteront indépendants jusqu'à la conquête mandchoue en 1759.
Comme les Sogdiens° au début du premier millénaire, les Ouighours sont des commerçants et des diplomates. Un moine Ouighour  Nestorien* sera envoyé par le Khan de Perse l'Ilkhan Arghoun en ambassade auprès de Philippe le Bel afin de prévoir une attaque concertée contre les musulmans Mamelouks° en Syrie.
Au sud du Turkestan oriental (XinJiang ou XinKiang) se trouve le Khotan appelé aussi Sérinde, qui est en contact avec l'Inde, la Chine et la péninsule indochinoise.
C'est dans cette région qu'on trouve la Grotte des Mille bouddhas (Bezeklik)près de Dunhuang et la cité de Gaofang, l'ancienne cité de Tourfan.
Les Ouighours aujourd'hui veulent garder leur identité contre la normalisation chinoise.

Les YUEZHI ou YUE TCHE :
Peuple décrit par les Chinois, pénètre par le Ferghana dans les plaines de Transoxiane jusqu'à l'Oxus  en -160 à -130 Ils y rencontrent les Scythes qui migrent vers l'Inde. Ils migrent vers l'Ouest après avoir subi une défaite contre les XiongNu (ancêtres des Huns)qui envahissent également les frontières chinoises. Ils sont décrits dans un écrit chinois comme de grands blonds aux yeux bleus et au visage chevalin. Ils seraient à l'origine de l'Empire Kouchan.

Les KOUCHANS
Descendants des nomades Yueshi du 1er siècle avJC (qu'avait rencontrés le chinois ZhangKien pour  l'Empereur Han), la réunion de leurs tribusleur permet d'établir le Royaume « Kouchan » qui contrôle la Bactriane l'Afghanistan, le Cachemire et les vallées du Gange et de l'Indus.Ils adoptent facilement la culture et la religion des pays où ils s'installent. Leur art montre des influences perses, indiennes et grecques. C'est grâce à leur empire que le bouddhisme a pu s'installer. Leur territoire permet de relier la route de la Soie à l'Inde. Ils sont également en contact avec la Perse Sassanide et la Chine impériale. Ils envoient des ambassades vers les Romains (Hadrien) Ils seront vassalisés par les Perses sassanides entre le 3e et le 4e siècle apJC. Leurs capitales peuvent se déplacer : Bactres et Taxila sont les plus connues. Située au contrefort Ouest de l'Himalaya la province du Gandahar au centre de leur royaume est réputée pour ses monuments et ses richesses.




Les SOGDIENS
Les Sogdiens sont un peuple iranophone , qui formait une société agricole dans une vallée fertile limitée par l'Amou Daria (appelé aussi Oxus d'où le nom de Transoxiane)au Nord, et le Syr Daria au Sud. Ces deux fleuves se jettent dans la Mer d'Aral. Ancien peuple nomade sédentarisé, leur existence remonte au millénaire avant Jésus-Christ. Ils vivaient à l'écart des Grands empires Parthes et Kouchans° du début du millénaire après JC. Ils furent englobés dans l'Empire perse achéménide de Cyrus II le Grand, vers 540 avJC. Ils vivaient à l'écart des grands empires Parthes et Kouchans du début du 1er millénaire.

 Alexandre le Grand a épousé une princesse Sogdiane connue sous le nom de Roxane, après une difficile victoire. Seleucos son général et successeur à la tête de l'Empire perse (séleucide) épousera également une princesse sogdiane.
Mais hormis ses richesses agricoles, la Sogdiane n'a rien pour devenir un centre d'attraction comme la Bactriane, sa voisine du Sud. Certains des plus audacieux d'entre les Sogdiens,vont cependant visiter les villes et connaître les peuples voisins à commencer par la Bactriane de l'Empire Kouchan des Yueshis . Ils offrent leurs services dans les voyages marchands, et finissent par organiser des caravanes et des comptoirs jusqu'en Chine. Ils offrent aussi leurs services d'interprètes aux Turcs aux Perses et au Chinois tout en restant indépendants et opportunistes. Ils imposent le Sogdien comme langue diplomatique, supplantant l'Araméen.  Accompagnant l'expansion turque, ils fondent en Crimée au VIIe siècle la ville de Sogdaia (Sudak par la suite qui sera le point de départ des voyages vers la Mongolie  5 siècles plus tard). Cette position au Nord de la Mer Noire les met en contact avec Byzance et avec le commerce de la fourrure et avec l'ambre de la Baltique .
 Quand la Chine investit le XinKiang, ils sont au premier rang pour le commerce de la soie, et le ravitaillement de l'armée chinoise dont la soie est la monnaie d'échange. De Samarkande leur capitale, s'égrènent tout au long de la Route de la Soie, des postes relais vers les grandes villes du Moyen et Proche Orient, et, par le Pamir et le Cachemire jusqu'aux Indes dont ils font parvenir les richesses (rubis et pierres de Ceylan, santal de Malaisie, camphre d'Indonésie...). 
Le génie commercial des Sogdiens est un véritable phénomène de la Route de la Soie !
La puissance politique de la Sogdiane s'effondrera avec la défaite chinoise contre les musulmans . Lors de la bataille du califat Abasside contre les Chinois en 751 à Talas (actuellement au Kazakstan) il sera mis fin aux prétentions militaires chinoises. Ceux-ci laisseront aux musulmans, entre autres richesses, des artisans papetiers qui permettront à Samarcande de devenir pendant plusieurs siècles la capitale du papier dans tout le Moyen Orient. Par la suite Bagdad, puis Damas s'approprieront la fabrication du papier ; de même la Chine perdra le secret de la soie au profit de l'Empire perse.  Samarcande conquise, détruite, restaurée, devenue centre touristique,
reste une légende.
  Les Sogdiens qui avaient créé une véritable civilisation du commerce, jusque dans leur éducation, seront dispersés, mais n'en continueront pas moins d'être présents partout où il y a des richesses à administrer ou à négocier.

Sources : Isabelle Lesniak, Les Echos jul 2013, d'après Etienne de la Vaissière Institut des hautes études chinoises Collège de France in « Histoire des Marchands sogdiens. »et « Les sogdiens un peuple de commerçants » www.clio.fr/Bibliothèque de E. de la Vaissière.
Cahiers d'Asie centrale 1996 par Frantz Grenet
Pierre Biarnes : la Route de la Soie ; une histoire géopolitique in Ellipses 2008
Laurent Testot : un autre regard sur le Monde Ed Sciences Humaines
Jean Paul Roux ; l'Asie centrale – Histoire et civilisations Fayard Paris 1997
Wikipédia : première approche pour tous les éléments de cette étude

Les OUZBEKS : Ils auraient des Sogdiens parmi leurs ancêtres. Ce sont les habitants majoritaires des « villes musées » de Khiva, Boukhara et Samarcande. Après les Grecs, les Huns, les Kokturcs, les Ouigours, les Arabes, le Perses du 2e empire, les turcs du Kwarezm, cette région fut envahie par Gengis Khan en 1219-1220. Samarcande fut détruite, puis investie par les Mongols de Djagataî, puis par Tamerlan. Ce sont des mongols musulmans qui s'installent finalement dans cette région (dynastie des Chaybanides) La région est nommée du nom d'un khan appelé Ouzbek. La langue ouzbek est parlée hors des limites de l'ouzbekistan, notamment par les Ouigours et les Kasaks dont la langue, l'écriture, les coutumes, l'habillement sont très proches. Le terme de turco-mongols leur convient particulièrement, leur type anthropologique pouvant varier du mongol à l'Européen. La plupart sont urbanisés, mais une minorité reste nomade ou semi-nomade. Leur situation actuelle est caractérisée par leur histoire commune avec l'ex-U.R.S.S.



Les XiongNu et les Huns  Références : 1)Etienne de la Vaissière « Huns et XiongNu, Histoire générale des Huns, des Turcs, des Mongols et autres tartares occidentaux. Critique de la position de Maenchen-Helfen contre l'identité des Huns et des Hongnu.- 2)Juliana Holotova Szinek CRED Paris Sorbonne. Encyclopédia Universalis et à rechercher sur GO : « qui sont les XiongNu. ? »www.cosmovisions.com/chronoHuns.htm
Les XiongNu sont désignés par les Sogdiens et les Chinois de Han comme des Huns. Les recherches archéologiques sur leurs migrations, leurs ustensiles etc semblent le confirmer.
Ils n'ont pas d'écriture propre.
Les XiongNu sont d'origine Altaique (langue et emplacement à l'Ouest de la Mongolie), deux migrations leur sont connues, l'une vers la Volga, l'autre vers le Syr Daria. Leur appartenance au peuple Mongol ou au peuple Turc n'est pas clairement établie, mais du 3e siècle avJC jusqu'au 4e siècle apJC, la Mongolie est le centre de leur monde. On sait que les Huns hephtalites ou Huns blancs (le mot est d'origine grecque, les chinois les appellent Yeta, et les indiens shveta )envahissent la Transoxiane* et le Tarim* au 5e siècle. Ils vivent d'élevage, de commerce de chevaux, de peaux et de produits animaux, n'ont pas de villes et vivent en tribus dispersées qui se réunissent lors de cérémonies ou pour faire la guerre. Ils sont capables cependant de bâtir des fortifications et d'intégrer des peuples exogènes. Leurs cimetières populaires sont une marque de leur civilisation.Ils vénérent le Ciel et le Feu, ce qui ne les distingue pas d'autres peuples de la steppe mongole.  Adversaires des chinois Han,  dont ils peuvent être parfois des partenaires commerciaux voire diplomatiques, c'est contre eux qu'aurait été bâtie la Muraille de Chine. Du fait de leur grande dispersion (du Ienissei au Fleuve Jaune, de la Mandchourie au Lac Baïkal, ils se sont souvent fondus avec d'autres populations en se sédentarisant ou pas (chinois, turcs, iraniens).  Sont alliés avec les Ruanruan, et ennemis des Kokturks et des Perses.
Leur armée est essentiellement composée de cavaliers, bons tacticiens et précédée d'une réputation de destruction sanguinaire. Les Huns après avoir battu les Alains et les Goths seront battus par une coalition franco-germanique aux Champs Catalauniques en 451. 

Les XiXia ou Tangout peuple du Tibet envahissent en 1038 la Chine des Song, et s'installent sur la boucle du Fleuve Jaune, coupant ainsi l'accès à la route de l'Asie Centrale (donc à la RS) et fondent un royaume qui durera jusqu'en 1227 (Chronologie Eclectis).


Les Alains :  selon Flavius Josephe, l'historien romain, , sont une tribu de Scythes° occupant un territoire entre le Don et la Mer d'Azov : cavaliers nomades, ils font des incursions contre les Parthes, mais sont arrêtés par les Perses Sassanides. A la fin du 4e siècle, fuyant les Huns, une partie d'entre eux se retrouvent en Germanie, puis au Nord-Est de la Gaule. C'est le début des « grandes invasions »pour l'Europe. Sous la direction du Général gouverneur romain Aetius, ils participent à la victoire contre les Huns aux Champs catalauniques en 451. Ils s'allient aux Vandales qu'ils suivent  jusqu'en Espagne (même parcours que les Wisigoths) et en Afrique du Nord. Les Alains restés dans le Nord du Caucase seront des auxiliaires des Khazars ou des Byzantins, puis dans la Horde d'Or des Mongols.

Les Khazars peuple des steppes s'étant installé au 6e siècle entre la mer Caspienne et la Mer Noire est gouvernée par un général sous l'autorité religieuse d'un Khagan. Allié des Byzantins contre les hordes venant de l'Est ils finissent par être dispersés après la christianisation des Rus' qui les privent de l'alliance byzantine. Ils se déclarent convertis au judaïsme pour garder leur indépendance religieuse envers chrétiens et musulmans.


Les Turcs
Il est extrêmement difficile d'établir une Genèse du peuple turc : ce sont les descendants de grandes tribus d'Asie centrale appelés Turuk (par les Mongols). Les traces les plus anciennes se situent en Mongolie (les Tatars?), à l'Est de la mer Caspienne et surtout au Kazakstan actuel. Tous les peuples turcs parlent une langue apparentée : on parle de turcophones.
A l'origine (jusqu'au 9e siècle environ)leurs croyances ressemblent à celles des Mongols : déification du Ciel, de la Terre, des Enfers ; chamanisme. Du fait de phénomènes de métissage on parle également de turco-mongols. Le premier empire turc connu se situe en 552 entre le Lac Baïkal et le Lac Balkach. Ils se déplaceront ensuite vers l'Ouest : c'est une population nomade de pasteurs et de cavaliers qui vivent dans les steppes. Lors de la formation de leurs dynasties, ils se convertiront en majorité à l'Islam, mais certaines de leurs populations adhèreront au Christianisme, au bouddhisme, au mazdéisme perse, et même au judaïsme (Khazars). Les Kirghizes, les Turkmènes, les Ouzbeks, les Tatars, voire les Ouighours sont des populations turques. C'est tardivement qu'ils se sont installés en Turquie, et actuellement plusieurs Etats de l'ex URSS sont turcophones. Ex : Kazakhstan, Ouzbekistan. Les Empires Seldjoukide , Sefevide (en Iran) Moghol(en Inde) Ottoman (Turquie Syrie) sont des dynasties turques ou turco-mongoles.


Les Mongols
réf : Juliana Holotova Szinek CRED Paris Sorbonne spécialiste peuples Centre Asie
et Larousse
A l'origine, les Mongols, Toungouses, et Turks vivaient dans le cours supérieur du fleuve Amour . Leurs langues sont dites Altaïques du nom du massif de l'Altai qui limite la Mongolie à l'Ouest comme celles des Turcs et des Coréens. Les Mongols sont répartis en plusieurs peuples-tribus qui ont leur propre dialecte.
Chasseurs cueilleurs, puis pasteurs nomades, ce sont aussi des cavaliers armés qui pillent les cités voisines. Leur habitation est la yourte qui résiste mieux au vent que les tipis d'autres habitants des steppes comme les éleveurs de rennes Samoyèdes . Leur origine géographique et leurs premiers déplacements sont attestées par leurs « cimetières populaires » découverts par les archéologues. Ceux-ci s'étendent du Ienisseï au Fleuve Jaune et de la Mandchourie au lac Baïkal...Les tribus se réunissent lors de cérémonies, de négociations, de guerres. Un système d'intégration des tribus soumises leur permet une relative stabilité, mais ils sont capables d'ériger des fortifications. Adversaires des chinois (Hans) mais parfois partenaires commerciaux et diplomatiques, c'est contre une partie d'entre eux qu'a été édifiée la Grande muraille de Chine.
 Les Mongols créent plusieurs royaumes à partir du premier millénaire : XiongNu (Huns mongols du début du 1er millénaire), XianBei, Huns hephtalites, et enfin Kitans qui édifient un Empire Mongol au Nord de la Chine au 10e  siècle . Eliminé  par une coalition des Toungouses appelés aussi Jurchen de l'extrême Est et des Chinois l'Empire Kitan  disparaît.

Timoudjin dit Gengis Khan, ayant réuni sous son autorité au tout début du 13e siècle, la plupart des tribus mongoles, vainc les Tatars, les turcs Ouigours, le KaraKitay (sous le lac Balkach)
Le chah du du Khorezm qui s'est emparé de Boukhara et de Samarkande, défie Gengis Khan
malgré une tentative de celui-ci d'éviter la guerre. C'est le début de la déferlante mongole.
Le fils de Gengis  Khan, Ogodeï conquiert la Corée, envahit la Chine méridionale. Batu son fils à la tête de la Horde d'Or, lance l'armée de Subotaï sur les Turcs de la Volga, puis la Russie, les Bulgares, les Hongrois, et atteignent Vienne quand la mort d'Ogodeï les oblige à revenir à Karakoum. Mandou Khan ou Mongké continue d'étendre la conquête, notamment vers la Chine, avec Koubilaï qui s'y installera, et lui succèdera à la tête de l'Empire.
Les Mongols, dont l'Empire se partage en différents Khanats puis se disloque à la fin du 14e siècle, sont repoussés par les Russes et les Cosaques, assimilés ou intégrés par les Turcs islamisés à  l'Ouest et vaincus par les Mandchous à l'Est. Les Ouzbeks contrôlent encore une partie de l'ancien Empire en Transoxiane.

Les Mamelouks : C'est à l'origine un corps d'armée d'élite formé par des descendants d'esclaves (souvent chrétiens) formés au combat dès leur enfance. Les Turcs ottomans auront la même idée avec les Janissaires, mais il n'est pas impossible que ce genre d'exploitation n'ait pas eu lieu auparavant .Devenant l'élite politique de leur pays, ils finissent par prendre le pouvoir au dépens de leur sultan : le sultan d'Egypte. (dynastie fatimide)
S'étant rendus maîtres de la Syrie, ils détiennent Damas et Jerusalem. Ils sont combattus par le Khan Mongol installé en Mésopotamie et par les Croisés.
Ils existent encore au 18e siècle car Bonaparte doit les combattre lors de son expédition en Egypte.


Les Européens aux extrémités de la Route de la Soie (au sens large).
Les grecs et les romains, puis leurs descendants les Byzantins seront les « correspondants » de la R.S. par la Méditerranée phénicienne et la Mer Noire jusqu'à Trébizonde. Les Russes (hormis l'épisode du Royaume Khazar)y compris lors de la domination mongole, correspondent avec la Baltique et les royaumes nordiques. Novgorod est la ville de la Hanse (association de commerçants du Nord de l'Europe) la plus orientale.
Gênes et Venise par la puissance de leurs flottes seront les intermédiaires obligés du commerce transoriental jusqu'à la Renaissance...

le coin de Jean Claude : des Vikings sur la Route de la Soie ?



Des vikings sur la Route de la Soie ? 
                  n° O  voir Fdrs 8
Des dinars et des dirhams ont été exhumés récemment sur des sites archéologiques scandinaves, ce qui montre que les scandinaves ont eu des contacts commerciaux dans les pays orientaux. Appelés Varègues ou Rus’, les scandinaves de la Baltique (suédois) se sont installés à Novgorod puis à Kiev Où ils ont installé un royaume. Par la navigation sur les fleuves russes Dniepr et Volga, ils parviennent jusqu’à la Mer Noire et la mer Caspienne, limite des califats musulmans vers les 8e et 9e siècle. D’autres part les vikings de l’Ouest, Norvégiens et danois outre leur périple en Atlantique Nord, ont suivi les côtes atlantiques de l’Europe, sont entrés en Méditerranée où ils ont fondé des royaumes et ont pu avoir des contacts avec le Moyen-Orient syrien.
Leur présence est attestée par des historiens arabes.
Certains d’entre eux ont mis leurs compétences guerrières au service de princes musulmans et ont pu de ce fait suivre des itinéraires caravaniers.
Ils disputèrent à l’empire Khazar la prédominance sur les territoires du Nord de la Mer Noire (appelée aussi le Pont) et le royaume qu’ils avaient fondé devint voisin de l’Empire Byzantin.
L’invasion mongole de la Russie mit fin à leur prédominance politique mais pas à certains échanges commerciaux.




jeudi 1 février 2018

Le coin de Jean Claude : Répertoire improvisé sur la Route de la Soie



REPERTOIRE  IMPROVISE  SUR  LA ROUTE DE LA SOIE

loin d'être exhaustif, ce répertoire est une ouverture sur la diversité des études entourant l'idée de la Route de la Soie. Celle-ci est encore le fruit de recherches et  n'existe plus que par les documents traduits par des érudits, des images exhumées par des archéologues, un mirage poursuivi par des voyageurs fous, des thèses doctorales et des romans, et des circuits touristiques qui ressemblent parfois à des chaînes de self-service.

ALTAI :  site géographique à l'Ouest de la Mongolie voir également vallée du Ferghana.

AFRASIAB autre nom de Samarcande utilisé notamment par les archéologues

AL BIRUNI : nom d'un savant né en 973 dans le Kwarezm et qui a expliqué à l'aide de schémas, les phases de rotation de la Terre autour du soleil.

ALAMOUT : vallée au Sud de la mer Caspienne. La forteresse d'Alamout est célèbre pour avoir été le bastion des hasisyins, secte des musulmans chiites nizarites, dont la légende fut colportée par Marco Polo sous le nom d'hachishins (devenu Assassins). Nom d'un roman du slovène Vladimir Bartal, basé sur des faits historiques (évoqué également dans Samarkande d'Amin Malouf). Légende qui a donné l'inspiration du jeu « Assassin's Creed », la secte des assassins est mentionnée dans les films de « Prince of Persia » »Marco Polo » « DaVinci daemons ». (article dans le présent mémoire)

ANTIOCHE . Terminus terrestre de la route de la soie et de biens d'autres richesses, et contrôlant l'accession syrienne sur la Méditerranée, bien avant l'arrivée des Croisés qui en ont fait leur capitale avant d'arriver à Jérusalem.

ARGHOUN / 1258-1291 descendant de Gengis Khan, 4e ilkhan de Perse, de la dynastie d'Hulagu, durant le Grand Khanat de Kubilaï. (Djagataï gouvernant l'Asie Centrale et la Horde d'Or étant installée en Russie). A envoyé un diplomate vers le pape et Philippe le Bel pour une alliance contre l'armée Mamelouk. Mort avant l'arrivée de Marco Polo qui devait lui apporter une nouvelle épouse de la part du Khan Koubilaï.

CHANGHAN : ancienne capitale de la Chine, dans le Sichuan actuel, est considéré comme le point de départ de la R.S. s'écrit actuellement X'IAN.

BOUKHARA : carrefour de chemins de caravanes, ville étape de la route de la soie.


DUNHUANG : dans le XinJiang (N-O Chine)  ville étape obligatoire pour sortir de la Chine vers la R.S.

FAXIAN / moine chinois pèlerin érudit bouddhiste début 5eS (voir XUAN ZANG)

FERGHANA : plaine fertile encaissée entre deux chaînes de montagnes à l'Est de la Sogdiane, fournit des fruits, des chevaux et des nomades..

GANDAHAR ou Gandhara : Vaste plaine entourée de montagnes, actuellement au Pakistan, point de contact de l'Inde avec la Bactriane (voir Taxila et Bactres), lieu de rencontre des influences artistiques grecques et indiennes bouddhistes . Lieu de développement du bouddhisme thibetain. A l'apogée lors de l'Empire Kouchan

GENGIS KHAN (TEMUDJIN) 1167-1227 (voir dynastie mongole) -what else ?

GUILLAUME DE RUBROUCK : Envoyé de Saint Louis vers les princes Mongols. A fait un compte-rendu détaillé de son voyage vers la capitale du Grand Khan.

KHAZARS : Peuple européen composite formé de Rus de la Baltique, de slaves et
de minorités nomades, ayant fondé un Empire de Kiev au Nord de la Mer Noire.

KOUCHANS : autre nom de la tribu des YUESHI en conflit avec les Huns XiongNu
lors du conflit entre ces derniers et l'empereur de Chine. Les Kouchans ont fondé un Empire entre l'Inde et la Bactriane. Ils ont adopté le bouddhisme ainsi que les arts hellénistiques, un cas pour les archéologues ! (voir Gandahar)

KAYAM  CF Omar Kayyam* (1062-1123) poète, astronome,mathématicien, médecin et philosophe. Nichapour Téhéran Bagdad Samarkande.

KWAREZM / Région à l'Est de la Caspienne et à l'Ouest de la Transoxiane.

HINDU KOUCH : chaîne montagneuse à l'Est de l'Afghanistan (voir Pamir, Taclamakan, Karakoram, TianShan.

KARAKORUM / Capitale mongole édifiée au centre de l'actuelle Mongolie par le grand Khan Ogodeï en 1235, pour recevoir les étrangers (les mongols étant nomades). Ne pas confondre avec le Karakoram ou Karakorum chaîne de montagnes glaciaires au Nord du Pakistan (au sud du Pamir) et pénétrant sur le plateau tibétain.

KASHGAR / Dernière ville étape au sortir du désert de Taklamacan d'où on peut choisir la route de l'Ouest (Samarkande-Antioche, du Nord (celle des Mongols) ou du Sud par Taxila vers les côtes de l'Inde.

KHAZARS *: Peuple européens formé de Rus de la Baltique, de slaves et de minorités nomades, ayant fondé un Empire de Kiev au Nord de la Mer noire.

MANICHEISME* : Religion syncrétique initiée par Mani(216-277) incorporant des notions mazdéennes perses, des concepts chrétiens, bouddhistes et taoistes, et fondée sur l'opposition du Bien et du Mal.

NESTORIANISME* / religion chrétienne orientale après la séparation de l'Eglise de Syrie.

OUIGHOURS* : peuple semi-nomade occupant le Turkestan oriental (voir article dans peuples et Cités ) absorbé actuellement par la Chine.

OUZBEKS* / Peuple turc qui a investi la région transoxiane (Tachkent Boukhara Samarkande) mais qui est resté nomade comme les Mongols dont ils ont le même mode de vie.


PAMIR : Massif constitué de diverses vallées glaciaires (appelées pamirs) à l'Ouest de l'Himalaya et dont les monts culminent entre 6785m et 7648m. Par ses cols il débouche sur les monts Tian, l'Hindou Kouch (Afghanistan), le Karakoram (actuel Pakistan), la cordillière de Kunlun (Chine) et sur le Taklamacan (bassin du Tarim)par un col à 4827m. La hauteur minimum est d'environ 4000 m d'où les problèmes de manque d'oxygène...
Marco Polo a été le premier européen, semble-t-il, à l'avoir traversé. Seuls les Tadjiks (depuis le 2e siècle) et les Kirghizes depuis le 16e siècle savent y demeurer. On l'appelle le toit du monde.

PERIPLE D'ERYTHREE : Nom donné à une route maritime d'après un manuscrit byzantin du 10e siècle et mentionnant les noms des ports et des pays de la Mer Rouge jusqu'à l'Inde actuelle, et empruntée dès le début du 1er millénaire.

PESHAWAR : Nom de la région qui entoure la ville du même nom, a fait récemment
l'actualité par le massacre d'écoliers par des talibans. Ville du Gandahar au Nord Ouest du Pakistan. Haut lieu du bouddhisme à l'époque de l'Empire Kouchan.

SAMARCANDE* Grand caravansérail sur la Route entre la Chine et le Moyen Orient, capitale régionale, de Royaume, puis d'Empire. Ville dont on entend parler avant de savoir où elle se trouve. A une demi-soeur appelée Boukhara.
SARAI : Capitale de la Horde d'Or mongole, fondée par Batu Khan, d'où sont partis Guillaume de Rubrouck ainsi que les parents de Marco Polo.
SELEUCIDES* / Dynastie de Seleucos, général d'Alexandre. Une autre dynastie lui succèdera qu'on appelle les Gréco-Bactriens. Les successeurs d'Alexandre livrent bataille aux Parthes et aux royaumes indiens.

SERINDE : Nom attribué par les anciens à l'Est de l'Asie centrale, l'Inde et la Chine (le pays des Sères : de la soie)

SUN WUKONG : le roi des Singes, ou Singe Pélerin, qui accompagne le Maître Tang Seng dans son Voyage vers l'Ouest. Le Maître est également accompagné du Cochon aux huit interdits. (voir Xuan Zang).

SOGDAIA / Ville fondée par les Sogdiens en Crimée : deviendra SUDAK.

TAKLAMAKAN / si vous ne mourez pas dans ce désert, de chaleur, de froid, de faim, d'attaques de tibétains sournois, vous atteindrez Kashgar ou même Samarcande, et c'est aussi périlleux dans l'autre sens, vers la Chine... (appelé aussi Bassin du Tarim du nom d’une rivière qui le traverse)

TAMERLAN* ou Timour Lang, conquérant turco-mongol, qui a reconstruit Samarkande.

TAXILA / Ville étape de la branche indienne de la Route de la Soie (mais également des pierres et des épices) dans le Gandhara. Etape de pélerins bouddhistes chinois vers l'Inde

TIAN SHAN (Montagnes célestes) : chaînes de montagnes au sud du lac Balkach, au Nord du désert de Taclamakan, qu'elles bordent du Pamir à l'Ouest , à Turfan à l'entrée du XinJiang à l'Est.

XI'AN : du  nom de l'ancienne capitale Chang'an. Capitale des premières dynasties dont celle des Qin (dont on a retrouvé récemment une véritable ville funéraire) et celle des Tang qui favorisèrent les échanges commerciaux.

XUANZANG moine bouddhiste chinois (602-664) du début de l'époque Tang, célèbre pour ses récits de voyage, à la recherche de manuscrits bouiddhiques sacrés.
Devient le héros d'une légende avec le Roi des singes Sun Wukong qu'il délivre de son enfermement dans la montagne par l'Empereur de Jade.

ZHANG KIEN : Général chinois envoyé en mission diplomatique à l'Ouest du XinQiang et qui a renseigné l'Empereur chinois sur l'existence d'une route commerciale en Asie centrale vers des empires lointains.

Le coin de Jean Claude : Qu'est-ce qu'une caravane sur la Route de la Soie ?



Qu’est-ce qu’une caravane
 sur les pistes du grand trafic d’Orient ?

Un lieu de départ et l’espoir d’un lieu d’arrivée, comme pour un voyage en mer.
Ensuite un certain nombre de personnes, assez pour tenir tête à des brigands quand les temps sont incertains. Des commerçants bien sûr, mais également des chameliers, des palefreniers (quand ils ne sont pas tout cela à la fois), des soldats ou des mercenaires pour la protection des gens et des richesses, des interprètes, parfois des diplomates, car les caravanes servent aussi de courrier et de banque postale, parfois de mission impériale.
Il y a des chameaux bien sûr (surtout à l’Est car les dromadaires viennent d’Egypte et d’Arabie). Des chevaux pour les cavaliers armés, le transport des sacs précieux, ou pour l’échange avec la soie ou l’or…
Des esclaves aussi, prisonniers de guerre, victimes de razzias, débiteurs et autres justiciables. Des aventuriers et des esprits en quête d’une vérité ultime, qui profitent de la sécurité relative de la caravane pour se rendre en pèlerinage.
La caravane transportera des pierres précieuses, des épices, des œuvres d’art, des livres savants, philosophiques ou religieux, des documents secrets, de la monnaie, des armes…et de la soie.
Elle s’arrêtera au caravansérail où elle trouvera le repos et la sécurité, après avoir satisfait aux vérifications d’usage … et reprendra son chemin le lendemain.