lundi 19 février 2018

le coin de Jean Claude :Un obstacle difficile a franchir - la langue !



Un obstacle essentiel  à franchir : la langue !

Pour commercer sur la route des caravanes, il faut être bien renseigné, avoir des amis, et connaître les langues.
La langue la plus utilisée entre la Syrie et la Perse au début du millénaire était l’Araméen
qui a donné par la suite le Chaldéen et le Syriaque et dont l’alphabet a été adopté par l’hébreu et l’arabe. Dans la Genèse, Aram est un fils de Cham qui s’installe en Syrie. Jésus parlait l’araméen. Le Grec était connu des élites culturelles, beaucoup de grecs étaient restés en Asie au temps de l’installation romaine. Les grecs étant commerçants leur langue est très utilisée.
De l’autre côté de l’Asie une langue iranienne fut imposée par l’activité commerçante et diplomatiques du peuple sogdien nomades installés à Samarkande mais ayant encore de nombreux échange avec les nomades turks.  
Ceux-ci leur ont emprunté des éléments pour leur texte fondateur. Les ouighours et les ouzbeks ont été influencés par leur culture. Le sogdien devient langue universelle  et sert de base aux traductions. Les sogdiens deviennent interprètes et diplomates.
Au sud, plus en contact avec l’Inde, le persan ou pahlavi fut la langue d’une abondante littérature notamment religieuse (le zoroastrisme). Le tadjik (persan) succéda au sogdien comme langue vernaculaire et le resta malgré la prépondérance de l’Arabe sur la littérature, la science, la religion, à partir du  7e siècle de notre ère.
Outre le grec et le latin, certaines langues continuent de vivre aux limites de l’Empire arabo-musulman : le grec et le latin, le Persan qui fut adopté par les Turks comme langue littéraire, le kurde et l’hindi.
 Quant au Chinois (mais quel chinois, à l’époque du Bouddhisme et de la soie, sa connaissance était un avantage sans doute appréciable …)

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